Les plus belles piscines de Paris (et où se baigner)

Les plus belles piscines de Paris (et où se baigner)

Sommaire

Les piscines de Paris couvrent toutes les envies, du bassin Art déco classé au bain flottant sur la Seine, avec une entrée à l’unité à 3,50 € dans les établissements municipaux.

  • Molitor (16e) et Pontoise (5e), deux joyaux Art déco : l’un devenu hôtel de luxe, l’autre classé aux Monuments historiques.
  • Joséphine Baker (13e), la seule piscine flottante sur la Seine, avec un toit qui s’ouvre l’été.
  • Georges-Vallerey (20e), la piscine olympique de 1924, et Keller (15e) ouvrent leur toit rétractable aux beaux jours.
  • Tarif municipal quasi unique : 3,50 € l’entrée (2 € réduit), 28 € la carte de 10 entrées.
  • Depuis l’été 2025, on peut aussi se baigner gratuitement dans la Seine, sur des sites surveillés.

Nager à Paris, ce n’est pas qu’une affaire de longueurs. C’est parfois plonger sous une verrière classée, ouvrir les yeux sur la Seine depuis un bassin qui flotte, ou lever la tête vers un toit qui s’écarte quand revient le soleil. La capitale compte une quarantaine de piscines municipales, et quelques-unes valent le voyage pour elles-mêmes. Voici lesquelles, et où poser sa serviette selon l’envie du jour.

Molitor, l’icône Art déco du 16e

Molitor, dans le 16e arrondissement, reste la piscine la plus mythique de Paris, un décor Art déco de 1929 où le bikini fut présenté pour la première fois en 1946. Le lieu a connu la gloire, puis un long abandon à partir de 1989, quand ses cabines bleues laissées à l’air libre sont devenues un haut lieu du street art parisien.

La renaissance est venue en mai 2014. Après quelque 80 millions d’euros de travaux, Molitor a rouvert transformé en hôtel de luxe de la marque MGallery, dont les chambres encadrent désormais le grand bassin, un peu comme les ponts d’un paquebot. On y trouve deux bassins : un bassin intérieur de 33 mètres sous verrière et un bassin extérieur de 46 mètres, chauffé, entouré de plages exposées plein sud. Précision qui compte : Molitor n’est plus une piscine municipale, mais un club privé et payant, réservé aux membres et aux clients de l’hôtel. On vient y nager pour le cadre autant que pour l’eau.

Pontoise, le joyau Art déco du Quartier latin

La piscine Pontoise, rue de Pontoise dans le 5e, est un bassin de 33 mètres inscrit aux Monuments historiques depuis 1998, célèbre pour ses nocturnes, ces créneaux du soir où l’on nage tard, jusqu’à 23 heures. C’est sans doute l’expérience la plus romanesque de la ville : la nuit venue, des lumières violettes, bleues et roses viennent parsemer les murs et la verrière.

Le lieu est signé Lucien Pollet, l’architecte qui a dessiné toute une famille de piscines parisiennes des années 1930, Molitor comprise. Rouverte fin 2023 après plus de deux ans de restauration, la Pontoise a gardé ses coursives jaune et bleu et ses cabines privatives. Elle a aussi une petite mémoire de cinéma : le commandant Cousteau y a mené ses premiers essais de plongée en scaphandre en 1936, et Juliette Binoche y a nagé dans Trois Couleurs : Bleu. Bon à savoir, elle applique une grille tarifaire un peu plus élevée que le tarif municipal standard.

Piscine flottante amarrée sur la Seine à Paris, toit de verre ouvert, bateaux et monuments en arrière-plan

Joséphine Baker, nager sur la Seine

La piscine Joséphine-Baker, amarrée quai François-Mauriac dans le 13e, est la seule piscine parisienne posée sur la Seine, avec un bassin de 25 mètres et un toit qui s’ouvre l’été. Inaugurée en 2006 au pied de la Bibliothèque nationale de France, elle repose sur un caisson en béton et des flotteurs en acier : de loin, on croirait une péniche, mais c’en n’est pas une.

Tout l’intérêt du lieu tient à ce toit ouvrant. Dès les beaux jours, la structure de verre s’écarte et l’on se retrouve à faire ses longueurs à ciel ouvert, la Seine et ses bateaux à quelques mètres. Le succès est tel qu’une réservation est souvent nécessaire pour accéder à un couloir. Une réserve, toutefois : la Ville a annoncé la fermeture définitive de la barge, jugée trop fragile, à l’horizon fin 2026. Profitez-en tant qu’elle est là. Et si le 13e vous plaît, prolongez la balade du côté de la Butte aux Cailles, son village pavé et sa propre piscine alimentée à l’eau de source.

Georges-Vallerey, la piscine olympique de 1924

La piscine Georges-Vallerey, avenue Gambetta dans le 20e, a été construite pour les Jeux olympiques de 1924 et fut la première au monde à réunir un bassin de 50 mètres et un toit ouvrant. C’est ici que Johnny Weissmuller, futur Tarzan à l’écran, a décroché trois titres olympiques.

Rouverte au printemps 2024 après deux ans de travaux, pile pour ses cent ans, elle a gardé son grand bassin modulable de 50 mètres et gagné un superbe toit mobile en pin Douglas qui s’ouvre en six minutes dès que le thermomètre atteint 25 degrés. L’été, l’ambiance vire à la station balnéaire. Détail qui boucle la boucle : le lieu a servi de site d’entraînement pour les Jeux de Paris 2024, un siècle après ceux qui l’ont vu naître.

Bassin olympique de 50 mètres à Paris, toit en bois ouvert sur le ciel, nageurs dans les couloirs

Keller, le grand bassin à ciel ouvert du 15e

La piscine Keller, rue de l’Ingénieur-Robert-Keller dans le 15e, séduit les nageurs avec son bassin de 50 mètres qu’un toit ouvrant transforme en piscine de plein air aux beaux jours. On est en plein cœur du quartier Beaugrenelle, à deux pas de la tour Eiffel.

C’est une piscine sportive, prisée des habitués qui viennent enchaîner leurs longueurs, avec en prime un petit bassin d’apprentissage pour les débutants. Elle reste ouverte toute l’année et applique le tarif municipal classique, soit 3,50 € l’entrée. Rien de spectaculaire côté patrimoine, mais un vrai grand bassin lumineux quand le toit s’efface.

Piscine Arrondissement Signe distinctif
Molitor 16e Art déco 1929, hôtel de luxe, bassin extérieur chauffé
Pontoise 5e Classée Monuments historiques, nocturnes jusqu’à 23h
Joséphine-Baker 13e Flottante sur la Seine, toit ouvrant l’été
Georges-Vallerey 20e Olympique 1924, toit rétractable, bassin 50 m
Keller 15e Bassin 50 m, toit ouvrant, quartier Beaugrenelle

Nager en plein air quand revient l’été

En été, plusieurs piscines parisiennes ouvrent leur bassin sur le ciel. C’est le cas des trois toits rétractables du moment, Georges-Vallerey, Keller et Joséphine Baker, qui basculent en mode plein air dès que la météo le permet. L’occasion de nager au soleil sans quitter la ville.

Et pour celles et ceux qui préfèrent lézarder que barboter, l’été parisien ne manque pas d’alternatives au bord de l’eau. Une serviette dans les parcs et jardins parisiens fait souvent aussi bien qu’un plongeon, surtout à l’ombre d’un grand arbre en pleine canicule.

Comment choisir sa piscine à Paris

Le premier critère, c’est le bassin. Un 25 mètres suffit pour l’entretien et les familles ; un 50 mètres, comme à Keller ou Vallerey, ravira les nageurs qui veulent de l’espace. Vient ensuite l’usage : nocturnes pour nager au calme le soir (la Pontoise est reine sur ce point), pataugeoire et bassin d’apprentissage pour venir avec des enfants, ou toit ouvrant pour le plaisir du plein air.

Côté budget, la Ville de Paris applique un tarif quasi uniforme : 3,50 € l’entrée à l’unité, 2 € en tarif réduit, et 28 € la carte de 10 entrées valable un an. Quelques établissements font exception et coûtent un peu plus cher, dont Pontoise, Pailleron et Suzanne-Berlioux (au Forum des Halles). Un dernier réflexe, le plus important : les horaires changent tout le temps, avec des créneaux réservés aux scolaires et aux clubs.

Le bon réflexe : vérifiez toujours l’horaire du jour sur la fiche de la piscine sur paris.fr avant de vous déplacer. Une plage ouverte au public le matin peut être fermée l’après-midi pour l’accueil des écoles ou d’un club, et certains bassins ferment ponctuellement pour maintenance.

Se baigner dans la Seine, la grande nouveauté

Depuis l’été 2025, se baigner dans la Seine à Paris est de nouveau autorisé, gratuitement, sur des sites surveillés, une première depuis plus d’un siècle. La Ville a aménagé trois zones de baignade naturelle, ouvertes chaque été selon la qualité de l’eau, analysée quotidiennement : au cœur de Paris (près de l’Hôtel de Ville), au bras de Grenelle dans le 15e, face à la tour Eiffel, et au quai de Bercy dans le 12e.

Baigneurs sur un site de baignade aménagé sur la Seine à Paris, ponton et bouées, ville en arrière-plan

L’accès est gratuit, mais encadré : un test d’aptitude à la nage peut être demandé, l’âge minimum varie selon les sites, et la sortie de l’eau se fait 30 minutes avant la fermeture. Les règles de sécurité affichées par la Ville priment sur toute envie de plongeon sauvage, la baignade hors des zones délimitées restant interdite et dangereuse. Pour prolonger l’ambiance guinguette après la baignade, rien ne vaut une pause dans les guinguettes au bord de l’eau, l’autre grand plaisir aquatique de l’été parisien.

Il y a quelque chose de troublant à voir Paris rouvrir sa Seine à la nage un siècle après y avoir renoncé, alors même que ses piscines olympiques de 1924 accueillaient de nouveau les athlètes. La ville n’a jamais vraiment cessé de nager, elle a seulement changé de bassin selon les époques. Choisir sa piscine parisienne, finalement, c’est choisir par quelle fenêtre on veut regarder la ville : une verrière classée, un toit qui s’ouvre sur le ciel, ou le courant du fleuve lui-même.

Questions fréquentes sur les piscines de Paris

Quel est le tarif d’une piscine municipale à Paris ?

L’entrée à l’unité coûte 3,50 € (2 € en tarif réduit) dans la grande majorité des piscines municipales parisiennes, et la carte de 10 entrées revient à 28 € (16 € réduit), valable un an. Quelques établissements, comme Pontoise, Pailleron ou Suzanne-Berlioux, pratiquent des tarifs un peu plus élevés.

Quelles piscines de Paris ont un toit ouvrant ?

Trois piscines parisiennes ouvrent leur toit l’été : Georges-Vallerey (20e), Keller (15e) et Joséphine-Baker (13e), la seule posée sur la Seine. Leur toit rétractable les transforme en piscines de plein air dès que la météo le permet.

Peut-on se baigner dans la Seine à Paris ?

Oui, depuis l’été 2025, la baignade dans la Seine est autorisée gratuitement sur des sites surveillés, ouverts chaque été tant que la qualité de l’eau et les conditions de sécurité le permettent. Trois zones sont aménagées, au centre de Paris, au bras de Grenelle et au quai de Bercy.

Quelle est la plus belle piscine Art déco de Paris ?

Molitor (16e) et Pontoise (5e) se disputent le titre. Molitor, née en 1929, est devenue un hôtel de luxe avec bassin extérieur chauffé ; Pontoise, classée aux Monuments historiques, séduit par ses nocturnes éclairées et sa verrière d’origine.

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